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Séminaire "Systèmes Complexes en Sciences Sociales"




le Mardi 11 Juin 2019 de 14H à 17H à l'université Toulouse Jean Jaurès



Dans le monde social, les entités même les plus « élémentaires » génèrent de la complexité et du « désordre » par l’importante diversité de leurs interactions : conflit, coévolution, coexistence, hybridation… Cela ne signifie pas que le monde social est totalement désordonné. En effet, les humains font beaucoup d’efforts pour produire de l’ordre, en adoptant ou s’imposant mutuellement des normes, en décidant de lois formelles, de sanctions, en orientant une grande partie de leur action vers le maintien des équilibres existants. Au fil de leur développement les disciplines de SHS ont ainsi été amenées à définir leurs propres concepts et méthodes pour traiter les notions telles que celles de réseau, d’émergence, d’irréversibilité, de bifurcation, de transition ou de coévolution, les intégrant dans le corpus de leurs méthodes habituelles, souvent non formelles, non quantifiées mais qui décortiquent finement les processus et les contextes (analyses de sources, observations, entretiens, questionnaires, etc.) et s’appuient sur les statistiques pour appréhender le niveau des grandes masses. Ces approches exploitent les Big Data de façon très prudente. Elles sont alors confrontées à des approches quantifiées de la complexité qui se limitent trop souvent à l’usage des méthodes standardisées issues de disciplines de la modélisation sans en apprécier les limites et sans chercher comment le dialogue interdisciplinaire pourrait enrichir ces approches par les modèles. Si nous ne voulons pas que les modélisations de la complexité des phénomènes sociaux restent des exercices formels déconnectés de la connaissance existante, et que les sciences sociales ne puissent pas tirer parti de la masse toujours croissante des données accessibles, il est important de rééquilibrer le développement des approches formelles de la complexité sur l’ensemble des trois dimensions : des outils formels d’analyse et de modélisation avec leur puissance de généricité, des données en masse aux différentes échelles d’observation, de la connaissance acquise sur les phénomènes étudiés par les méthodes usuelles des sciences sociales. Pour donner du sens au données, ce que ne parviennent pas à faire aujourd’hui les techniques de fouille de données, pour disposer d’outils formels qui soient adaptés aux niveaux de description et dont on mesure bien les limites, il est nécessaire de retravailler les concepts de la complexité et les liens entre réalité sociale et modèles.

Les séances de ce séminaire aborderont ces questions en s’attachant à montrer la diversité de la problématique et l’apport d’un dialogue entre les disciplines pour les sciences de la complexité. Les recherches ancrées aussi bien principalement en SHS que dans les autres sciences sont donc bienvenues en permettant la confrontation des points de vues.

Le Prix « Ecrire la ville »



Le Prix Écrire la ville n’est pas un prix de plus parce qu’il n’est pas qu’un prix littéraire. Il est à la croisée entre un prix littéraire et un prix portant sur les études urbaines, l’urbanisme, l’architecture…

Les livres dont nous débattons et que nous amenons au concours sont des ouvrages de fiction (romans de tous genres, recueils de nouvelles et de poèmes, bandes dessinées, etc.) dans lesquels la ville occupe une place significative. Cette place peut évidemment être appréciée de différentes façons. Dans certains cas, l’ouvrage se déploie dans une ville particulière, voire dans un quartier, dont il livre une description fouillée en même temps qu’une analyse. Dans d’autres cas, la ville est érigée en acteur au sein même de l’histoire qu’il s’agit de raconter (sur le modèle par exemple des romans de Montalbán ou de Zafón sur la ville de Barcelone). Parfois, la ville devient une figure de style ou un ensemble de figures de styles ; on peut encore évoquer les cas où il s’agit d’une ville fictive, qui fournit le support à une vision de l’histoire et de la société ainsi que de son évolution (Neuromancien de Gibson par exemple)…

Le Prix s’efforce de distinguer des œuvres qui présentent à la fois des qualités littéraires et des perspectives originales de la ville, qu’il s’agisse d’une ville historique, d’une ville contemporaine, d’une ville imaginaire ou d’une ville du futur.

Deux instances font fonctionner ce Prix : le Comité des lecteurs et le Jury.

Le Comité des lecteurs est ouvert à tous. Qu’ils viennent des établissements d’enseignement supérieur de notre ville (étudiants, enseignants-chercheurs, membres du personnel de l’université Toulouse – Jean Jaurès ou de l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Toulouse), ou d’ailleurs, les lecteurs ont en commun leur amour pour la lecture et leur intérêt pour le thème de la ville en littérature. Le Comité des lecteurs se réunit une fois par mois en moyenne. Chaque réunion est consacrée aux échanges autour des ouvrages proposés sur le présent site. L’idée est que, chaque année, avant la fin du mois de juin, le Comité ait effectué une présélection d’une dizaine d’ouvrages environ, qui constituent ce que nous appelons alors la « Bibliothèque idéale ».

Le Jury est composé d’une vingtaine de membres et peut s’élargir au gré des bonnes volontés. Les membres du Comité des lecteurs peuvent également participer au Jury. Les personnes qui le constituent s’engagent à lire l’ensemble des ouvrages qui figurent dans la Bibliothèque idéale. Chaque année, le Jury est présidé par un auteur différent.

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