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Conférence avec Vincent Kaufman


Faire face à la congestion dans les métropoles ? De l'intérêt de comprendre les motilités pour faire évoluer les mobilités

Organisé par le CODEV

le Mardi 02 Avril 2019 à 18:00

Grand Auditorium de la médiathèque José Cabanis

L'évolution de nos sociétés occidentales des dernières années s'est accompagnée de changements importants dans nos façons de nous déplacer et d'appréhender nos lieux de vie. Nombre de grandes agglomérations, qui se sont développées autour d'un mode de vie périurbain centré sur l'utilisation de la voiture individuelle, connaissent aujourd'hui des niveaux de congestion critiques, les problèmes de mobilités devenant une des principales préoccupations quotidiennes des habitants et un enjeu de politique publique.

Comment faire évoluer nos modèles ? Quelles solutions pour l’ingénierie des transports urbains de demain ? Pour apporter des éléments de réponse, Vincent Kaufman montre l'intérêt de raisonner en termes de motilité. Sorte de ''capital mobilité'', ce concept traduit la propension d’un individu ou d’un groupe d’individu à se déplacer. En prenant en compte l'ensemble des critères qui rendent un acteur potentiellement mobile selon les situations, la motilité renvoie donc à un potentiel, qui dépend à la fois des capacités physiques dont un individu dispose (revenu, conditions d’accès aux systèmes de transport, possession d'un véhicule) que des connaissances acquises (connaissance de l'offre, des alternatives, détention du permis de conduire,...).

Vincent Kaufman est professeur de sociologie urbaine et d’analyse des mobilités à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) et dirige le laboratoire de sociologie urbaine (LaSUR). Ses travaux actuels portent sur les liens entre les mobilités et la transformation des sociétés contemporaines et de leurs territoires.

L'accès à la conférence est libre dans la limite des places disponibles.

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  • Table ronde avec Yves Dauge, Michel Simon et Guillaume Drijard


    Patrimoine, un bien commun ou une chasse gardée ?

    Organisé par le CODEV

    le Jeudi 04 avril à 18h - Grand Auditorium de la médiathèque José Cabanis

    Le Codev, conseil de développement de Toulouse Métropole, a engagé une réflexion sur la place de la société civile dans la définition et la protection du patrimoine. En effet, ce domaine des politiques publiques est souvent l’apanage des spécialistes, des professionnels et des élus. Pourtant, le concept même de patrimoine peut s’interpréter de diverses manières et évolue dans le temps. Depuis les monuments historiques jusqu’au patrimoine immatériel, le champ est vaste et on ne peut exclure une part de subjectivité dans les prises de position des « sachants ». Toulouse, après avoir longtemps laissé en suspens le site patrimonial remarquable, s’est lancée dans une course d’obstacles pour candidater au patrimoine mondial de l’Unesco. Portée par une ambition politique forte, la Métropole a récemment repris, avec l’aide de l’État, l’étude menant à la finalisation d’un plan de sauvegarde et de mise en valeur (PSMV) sur le centre historique toulousain.

    Quelles sont les méthodes d’identification (inventaire en cours, projet de quartier) ? Quels seraient les outils à imaginer pour que la population puisse jouer un rôle actif en vue d’une véritable réappropriation du patrimoine ? Pour évoquer ces questions, le Codev reçoit trois personnalités investies depuis longtemps sur ces thématiques :

    Yves Dauge, urbaniste, ancien maire de Chinon et sénateur. Il est actuellement conseiller spécial auprès du Centre du patrimoine mondial à l’Unesco et co-préside le Partenariat français pour la ville et les territoires (PFVT). Président de l’abbaye de Noirlac depuis 2007, Yves Dauge devient ainsi, un an plus tard, président de l’Association des centres culturels de rencontre. Il a récemment quitté cette fonction. Il préside l’Association nationale des biens français du patrimoine mondial.
    Michel Simon, 1er adjoint de Cahors en charge des grands projets, de la reconquête du secteur sauvegardé, de l'urbanisme, des aménagements urbains. Il est vice-président du Grand Cahors et commissaire de la Biennale européenne du patrimoine urbain organisée par l’Association du dialogue métropolitain de Toulouse, réunissant 11 communautés d’agglomération de la région et est présidée par Jean-Luc Moudenc.
    Guillaume Drijard, président de l’Union des comités de quartiers (UCQ).
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  • Café-débat : Densité/étalement

    Toulouse, métropole dynamique : Faut-il construire plus dense, construire plus loin ou ralentir la croissance ?

    Organisé par le CODEV,

    le Mardi 09 Avril 2019 à 18:00
    Arche Marengo - Salle RDJ1 (face aux objets trouvés)

    Le café-débat sera introduit par Pierre Roca d’Huyteza

    A l’image des autres villes de l’arc Sud-Ouest, Toulouse reste une des aires urbaines les plus attractives de France. Attirés la promesse d’un tissu économique dynamique, d’un cadre de vie agréable et parfois dans l’idée de pouvoir se payer la maison tant attendue, ils sont de plus de plus nombreux à venir s’installer à Toulouse ou dans sa périphérie. Or, la croissance des grandes agglomérations en France se traduit par un étalement urbain qui aggrave les problèmes liés à la congestion routière et contribue à détruire des terres agricoles et des espaces naturels. La tendance est tellement marquée que l’artificialisation des sols en France aujourd’hui continue de progresser beaucoup plus vite que la population ou que le PIB.

    Lors de la réalisation de son premier Plan Local d’Urbanisme Intercommunal, Toulouse Métropole a défendu une logique de densité modérée, qui respecterait l’identité de chaque quartier et de chaque commune, mais ne ralentirait l’étalement que de 10% (lien manquant travaux Codev). Pendant que les urbanistes s’évertuent à faire l’éloge de la densité, quelle est l’efficacité des différents règlements, plans et autres schémas visant à réduire l’étalement ? D’autant plus que la densification du tissu existant est devenu un enjeu politique. Souvent mal vu, voir combattu, par les habitants en place, les projets de logement collectif suscitent un mécontentement local, dont les oppositions municipales profitent parfois, que ce soit à Toulouse ou dans les communes de la périphérie .

    Alors, faut-il respecter la préférence des toulousains pour la maison individuelle et continuer à s’étaler au détriment de environnement ? Faut-il au contraire faire la ville dense contre les habitants ? Les attentes des habitants sont-elles susceptibles d’évoluer en faveur de la densité ? A moins que face à la crise climatique qui vient, la banlieue pavillonnaire ne devienne finalement un gage de résilience ou que l'idée d'une métropole décroissante ne fasse des émules ?

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  • Paysages de la transition

    Séminaire IN SITU

    le mercredi 17 Avril 2019 entre 9h00 et 12h00
    UT2J - MDR2 - E411
    Anaïs Léger-Smith, LRA et Philippe Béringuier, GEODE

    Le séminaire interdisciplinaire IN SITU 2018-2019 mettra à l’épreuve la plasticité et les ambiguïtés de la notion de transition urbaine. Ce terme de « transition » qui tend à s’imposer dans le vocabulaire de l’action publique (transition numérique, transition énergétique, transition écologique, villes en transitions etc...) a été initialement mobilisé dans le champ de l’analyse systémique, où il désigne un processus de transformation au cours duquel un système passe d’un régime d’équilibre dynamique à un autre. Entre énonciation d’un changement inéluctable de nos conditions d’existence et affirmation politique d’un projet de changement sociétal, la « transition » nous engage à penser l’évolution des régimes d’urbanisation, de la gouvernance urbaine, de la fabrique urbaine (urbanistique, architecturale, technique) ou encore, de l’expérience citadine et des modes d’habiter la ville. Néanmoins, la transformation affecte l’ontologie même de l‘objet « ville », questionnant ses formes, sa matérialité, ses « limites », ses matrices implicites. La « transition », à l’image de la « zwischenstadt » (Ville d’entre-deux) de Thomas Sievert nous invite également à questionner les lisières matérielles et conceptuelles de l’urbain, les sens et non-sens de ses distinctions, ses articulations à la « non-ville ». Les arts : la littérature, la photographie et les arts visuels contribuent pleinement à cette réflexion.
    Le séminaire In SITU se décompose en deux modules sur les deux semestres.
    Le premier questionnera les usages et modalités de qualification de la transition/des transitions, dés lors que le terme se rapporte à l’urbain. Le second explorera les reconfigurations de l’objet « ville », dans ses formes et sa matérialité, dans le regard de ceux qui participent à sa fabrication au prisme des modes d’habiter contemporains et de leurs mutations.
    Le premier module compte quatre séances de séminaire, qui permettront aux participants d'explorer différentes dimensions de la thématique de l'année, en concordance avec leurs objets de recherches et/ou inscription disciplinaire. Le second module se constitue de trois séances et d'une journée d'étude conçue et prise en charge par les doctorants participants. Chaque séance s'organise autour d'invités venus présenter des aspects théoriques ou pratiques en lien avec leurs univers disciplinaire ou professionnel. À cela s'ajoute la mise à disposition de lectures et éventuellement la présentation critique d'un ouvrage (ou d’un chapitre de cet ouvrage) ou d'un article par des participants au séminaire. Cet exercice permet de constituer ensemble une « bibliothèque idéale » commune.

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  • Séminaire sur la « Ville intelligente »



    Séance n° 5 : les start-up, actrices du développement des nouveaux services urbains

    le mercredi 3 avril 2019 14 à 17h00

    La Cantine numérique, Quai des Savoirs, Salle de conférences

    Les villes ont découvert les vertus de l’innovation, en matière économique, en lien avec la crise économique des années 1970 et avec le développement des « technopoles ». A cette époque, les « technopoles » promeuvent un modèle de croissance fondé sur l’innovation technologique et constituent des territoires de mise en relation entre les centres de recherche universitaire et les entreprises de haute technologie.

    De nos jours, la problématique de l’innovation se retrouve au coeur des projets de « villes intelligentes », qu’il s’agisse d’innovations de haute technologie ou d’innovations dites frugales. Cette référence à l’innovation est d’ailleurs, pour partie, ce qui rattache l’histoire récente des « villes intelligentes » à celle plus ancienne des technopoles. A certains égards, certaines « villes intelligentes » apparaissent d’ailleurs comme des versions à peine réactualisées de ces technopoles. La grosse différence cependant entre le modèle technopolitain et celui des « villes intelligentes » tient au fait que les premiers tenaient plus du campus universitaire et du parc d’industries high tech que d’une ville car les habitants y étaient très souvent peu nombreux et peu visibles. Or, dans les « villes intelligentes », les habitants sont essentiels. Toutes les « villes intelligentes » s’efforcent de mobiliser la « participation » de leurs habitants.

    Un acteur à la fois central et très symbolique de cette économie urbaine liée à l’innovation se trouve être désormais le « start-upper ». Comme le signale Marc Zune, ce nouvel acteur urbain trouve ses origines dans le monde de l’informatique. C’est en effet dans le monde des producteurs de logiciels puis avec le développement massif de SSII (Sociétés de Services en Ingénierie Informatique) qu’émergent de nouvelles façons de travailler, de nouveaux principes de management. Il est question de « nomadisation » du travail, d’« entreprises libérées ». Toutes ces innovations et ces valeurs se retrouvent dans la figure de l’entrepreneur urbain qu’est le « start-upper », et, prenant acte ou plutôt considérant cette émergence, de nombreuses politiques publiques urbaines ont eu pour objectif d’en favoriser l’implantation sur le territoire urbain.

    Présentation des cas :
    My Open City : Startup Toulousaine sur la participation citoyenne
    IONIS 361 : Incubateur multi-écoles avec la présence d’une startup incubée
    CATALYSEUR : Incubateur étudiant de l’Université de Toulouse III Paul Sabatier

    Séminaire "Systèmes Complexes en Sciences Sociales"




    le Mardi 11 Juin 2019 de 14H à 17H à l'université Toulouse Jean Jaurès



    Dans le monde social, les entités même les plus « élémentaires » génèrent de la complexité et du « désordre » par l’importante diversité de leurs interactions : conflit, coévolution, coexistence, hybridation… Cela ne signifie pas que le monde social est totalement désordonné. En effet, les humains font beaucoup d’efforts pour produire de l’ordre, en adoptant ou s’imposant mutuellement des normes, en décidant de lois formelles, de sanctions, en orientant une grande partie de leur action vers le maintien des équilibres existants. Au fil de leur développement les disciplines de SHS ont ainsi été amenées à définir leurs propres concepts et méthodes pour traiter les notions telles que celles de réseau, d’émergence, d’irréversibilité, de bifurcation, de transition ou de coévolution, les intégrant dans le corpus de leurs méthodes habituelles, souvent non formelles, non quantifiées mais qui décortiquent finement les processus et les contextes (analyses de sources, observations, entretiens, questionnaires, etc.) et s’appuient sur les statistiques pour appréhender le niveau des grandes masses. Ces approches exploitent les Big Data de façon très prudente. Elles sont alors confrontées à des approches quantifiées de la complexité qui se limitent trop souvent à l’usage des méthodes standardisées issues de disciplines de la modélisation sans en apprécier les limites et sans chercher comment le dialogue interdisciplinaire pourrait enrichir ces approches par les modèles. Si nous ne voulons pas que les modélisations de la complexité des phénomènes sociaux restent des exercices formels déconnectés de la connaissance existante, et que les sciences sociales ne puissent pas tirer parti de la masse toujours croissante des données accessibles, il est important de rééquilibrer le développement des approches formelles de la complexité sur l’ensemble des trois dimensions : des outils formels d’analyse et de modélisation avec leur puissance de généricité, des données en masse aux différentes échelles d’observation, de la connaissance acquise sur les phénomènes étudiés par les méthodes usuelles des sciences sociales. Pour donner du sens au données, ce que ne parviennent pas à faire aujourd’hui les techniques de fouille de données, pour disposer d’outils formels qui soient adaptés aux niveaux de description et dont on mesure bien les limites, il est nécessaire de retravailler les concepts de la complexité et les liens entre réalité sociale et modèles.

    Les séances de ce séminaire aborderont ces questions en s’attachant à montrer la diversité de la problématique et l’apport d’un dialogue entre les disciplines pour les sciences de la complexité. Les recherches ancrées aussi bien principalement en SHS que dans les autres sciences sont donc bienvenues en permettant la confrontation des points de vues.

    Le Prix « Ecrire la ville »



    Le Prix Écrire la ville n’est pas un prix de plus parce qu’il n’est pas qu’un prix littéraire. Il est à la croisée entre un prix littéraire et un prix portant sur les études urbaines, l’urbanisme, l’architecture…

    Les livres dont nous débattons et que nous amenons au concours sont des ouvrages de fiction (romans de tous genres, recueils de nouvelles et de poèmes, bandes dessinées, etc.) dans lesquels la ville occupe une place significative. Cette place peut évidemment être appréciée de différentes façons. Dans certains cas, l’ouvrage se déploie dans une ville particulière, voire dans un quartier, dont il livre une description fouillée en même temps qu’une analyse. Dans d’autres cas, la ville est érigée en acteur au sein même de l’histoire qu’il s’agit de raconter (sur le modèle par exemple des romans de Montalbán ou de Zafón sur la ville de Barcelone). Parfois, la ville devient une figure de style ou un ensemble de figures de styles ; on peut encore évoquer les cas où il s’agit d’une ville fictive, qui fournit le support à une vision de l’histoire et de la société ainsi que de son évolution (Neuromancien de Gibson par exemple)…

    Le Prix s’efforce de distinguer des œuvres qui présentent à la fois des qualités littéraires et des perspectives originales de la ville, qu’il s’agisse d’une ville historique, d’une ville contemporaine, d’une ville imaginaire ou d’une ville du futur.

    Deux instances font fonctionner ce Prix : le Comité des lecteurs et le Jury.

    Le Comité des lecteurs est ouvert à tous. Qu’ils viennent des établissements d’enseignement supérieur de notre ville (étudiants, enseignants-chercheurs, membres du personnel de l’université Toulouse – Jean Jaurès ou de l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Toulouse), ou d’ailleurs, les lecteurs ont en commun leur amour pour la lecture et leur intérêt pour le thème de la ville en littérature. Le Comité des lecteurs se réunit une fois par mois en moyenne. Chaque réunion est consacrée aux échanges autour des ouvrages proposés sur le présent site. L’idée est que, chaque année, avant la fin du mois de juin, le Comité ait effectué une présélection d’une dizaine d’ouvrages environ, qui constituent ce que nous appelons alors la « Bibliothèque idéale ».

    Le Jury est composé d’une vingtaine de membres et peut s’élargir au gré des bonnes volontés. Les membres du Comité des lecteurs peuvent également participer au Jury. Les personnes qui le constituent s’engagent à lire l’ensemble des ouvrages qui figurent dans la Bibliothèque idéale. Chaque année, le Jury est présidé par un auteur différent.

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